Les plantes toxiques pour le foie



De nombreux composés toxiques pour le foie sont trouvés dans les plantes. Les plus importants sont les alcaloîdes de type pyrrolizidine (PAs). Mais d'autres composés comme les saponines en formant des cristaux dans les voies biliaires peuvent induire une inflammation et une obstruction des voies d'excrétion de la bile. Certaines plantes non toxiques peuvent le devenir en fonction des conditions climatiques, elles peuvent etre parasitées par des champignons qui produisent des mycotoxines comme la sporodesmin. Cette derniere induit des cholangites.

Le diagnostique au laboratoire

Le diagnostique au laboratoire repose sue l'augmentation des enzymes hépatiques dont la plus sensible est la gammaGT. Sont aussi augmentées : les phosphatases alcalines et en cas de nécrose : SDH,GLDH,LDH et GOT(ASAT).
En cas d'insiffisance hépatique on observe aussi une augmentation des acides biliaires sériques et de la phylloerythrin responsable des dermites solaires des zones dépigmentées.
L'intoxication est rarement aigue. Il s'agit presque toujours d'une intoxication chronique qui ne s'accompagne généralement pas de signes cliniques évocateurs, si ce n'est une baisse deforme avec intolérence à l'effort.
Le profil biologique n'est pas spécifique et le diagnostique de certitude repose sur la mise en évidence des végétaux toxiques dans les patures.
Ces toxiques résistent tres longtemps dans le foin, mais il n'est pas simple d'identifier les plantes dans du foin.
Un autre problème se pose au laboratoire, il n'est pas sur que lorsque l'on découvre la problème le foin examiné soit celui qui a déclenché la pathologie hépatique.

Travail de recherche.

Le laboratoire travaille actuellement à mettre au point une technique de détection des alcaloïdes de type pyrrolizidine dans les plantes fraiches afin de recenser avec exactitude les plantes toxiques en France.
Pour l'instant cette technique ne permet de détecter les alcaloïdes qu'a partir de 250 mg de plante.
L'objectif est d'augmenter la sensibilité pour pouvoir mettre un controle de qualité dans les foins.

Une autre approche est la mise au point d'une détection des alcaloïdes dans le sang, l'urine et les crottins.

Si ce sujet vous intéresse vous pouvez nous contacter.

Afin de limiter la présence de certaines plantes toxiques des études montrent l'interet de faire paturer les zones contaminées par des espèces non sensibles. Pour le séneçon de jacob on utilise des moutons.
Cette approche parait plus séduisante que l'utilisation de desherbants et mérite d'etre étudiée.

Senecio jacobea

Les plantes toxiques pour le foie
Le séneçon de Jacob est une plante présente partout en France. Si les chevaux ne mangent pas les hautes tiges fleuries , ils mangent volontier les jeunes feuilles qui ne semblent pas avoir d'amertume, comme ces plantes sont régulièrement consommées il ne développe pas la forme haute caractéristique,ainsi on néglige la présence de ces plantes dans les paturages.
Le séneçon est une plante tres opportuniste qui se développe dans les terrains forestiers récemment coupés, les prairies , les terrains vagues , les terres en jachère et les prés de plantes vivaces comme les champs de luzerne. La plante pousse rarement dans les champs cultivés chaque année(www.biocontrol.ca).

Le séneçon de jacob est considéré comme une plante bisannuelle,passant l 'hivers sous forme de graines ou de rosettes, mais il est capable de devenir vivace en fonction des conditions. La rosette meure après la floraison, mais une seule plante peut produire 150 000 graines qui peuvent persister dans le sol plus de 3 ans. La disparition de la rosette crée un vide propice pour une recolonisation immédiate. La reproduction est essentiellement liée aux graines mais la régénération peut se faire par des fragments de racines. Les graines sont facilement dispersées par le vent , mais perdent leur capacité germinative après enfouissement.

Controle de l'infestation



Des programmes de controle ont été appliqués dans certains états des USA ( Oregon et Californie) ou les pertes en bétail dues aux intoxications ont été évaluées à 5 millions de dollars par an.

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Controle biologique



- Insectes
Tyria jacobaeae
C'est un papillon de nuit dont la chenille se developpe sur senecio jacobaea et sur le séneçon vulgaris, mais aussi sur le tussilage. L'infestation par ce papillon réduit la floraison.
cliquer sur le lien pour voir une image du papillon
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longitarsus jacobaeae
Coléoptère phytophage utilisé en Orégon et en Californie , a réduit de plus de 90% en cinq ans les densité de séneçon jacobée.
Les larves s'introduisent dans les racines et entrainnent la mort de la plante en s'en nourrissant.
Ce coléoptère provient d'Italie , mais il existe un biotype Suisse plus adapté aux climats plus froids.

cliquer pour voir le coléoptère
Avant le passage du coléoptère
Après le passage du coléoptère

Longitarsus flavicornis

Les adultes émergent en mai-juin. Ils mangent un peu la plante puis restent au repos jusqu'a septembre ou ils se mettent à dévorer intensivement. Caque femelle pond entre 500 et 1 000 oeufs . L. flavicornis mange plus la racine que L. jacobaea.
L. flavocornis demande un habitat plus chaus que L. jacobaea. Il coexiste avec L. jacobaea dans la région parisienne.

voir l'insecte

Botanophila seneciella
C'est un insecte qui ressemble à une mouche domestique. Les femelles déposent leurs oeufs sur le bulbe floral. Les larves émergent en été et consomment toutes les parties de la plante. A l'automne les larves s'enterrent pour passer l' hivers.
C'est un agent moins efficace que les précédents mais qui peut etre utilisé lorsque la contamination est faible ou en complément de longitarsus.
Cet insecte est présent en France et le meilleur moyen de créer de nouvelles colonies est d'implanter des plants infestés(http://www.for.gov.bc.ca/HFP/biocontrol/agents/Botanophila_seneciella.htm).

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- Copaturage.

Pour réduire la population de séneçon on utilise en été le paturage de moutons dans les zones infestée. la dose léthale pour le mouton étant très élevée le risque toxique est faible. Le paturage plus tard dans la saison provoque la formation de multiples rosettes.

Controle physique

Arrachage manuel

Utile dans de petites surface, mais attendre la pluie pour pouvoir enlever toute la racine.

Arrachage mécanique

La culture répétée des parcelles par labour permet de se débarrasser des racines et des graines de séneçon.

desherbeur thermique

Assez efficace sur la plante entiere, mais surtout détruit les graines.

Mulching

Le recouvrement par 30 cm de paille prévient la germination des graines , mais pour dédruire les racines il faut le laisser en place 3 ans.

Controle chimique

Les desherbants peuvent etre utilisés lorsque l'on désire ressemer une végétation compétitive, mais ceux ci doivent etre le moins toxiques possible et avoir une faible rémanence.
L'application doit se faire soit lors de la phase de germination soit en spot sur les jeunes rosettes.


En cours d'écriture...

Senecio vulgaris

Plante annuelle qui pousse dans les jardins et les lieux incultes sablonneux, se rencontre fréquemment au bord des chemins.
Le séneçon vulgaris contamine régulierement les cultures fourragères, ainsi que les cultures maraichères comme les salades ou les carottes, ce qui pose problème lors des récoltes mécaniques.
L'alfalfa (luzerne) est particulierement susceptible d'etre contaminé par le séneçon notement lors du semis car il est impossible de séparer les graines de celles du séneçon, ou lorsque les coupes sont trop fréquentes.
Le séneçon vulgaris produit un nombre important de graines qui sont disséminées par le vent. La plante peut survivre à de basses températures et fleurir tres tot dans la saison.
La plante a dévellopé des résistances aux desherbants de la famille des tirazines.

La larve de Tyria jacobaeae s'attaque aussi au séneçon vulgaris mais comme elle n'est active que de juin à aout elle ne permet pas de réduire significativement la contamination.

Un champignon de type rouille Puccinia lagenophorae est en cours d'étude pour le controle biologique de séneçon vulgaris.

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En cours d'écriture...

Cynoglossum officinale

Présente dans toute le France, la cynoglosse officinale ou langue de chien est une bisanuelle de la famille des boraginacées. La première année il se forme une rosette végétative qui va fleurir l'année suivante en atteignant une hauteur de 30 à 120 cm. Elle sétablie facilement dans les zones dénudées, le long des routes et des fossés.
L'arrachage est difficile car les racines sont tres profondes.

Une étude d'intoxication expérimentale a deux taux : 15mg/kg/jour et 5 mg/kg/jour pendant 14 jours montre que 2 à 3 jours après la derniere administration tous les chevaux ayant reçu une forte dose développent une pathologie hépatique sévère , avec une dépression , anorexie et ictère. Un animal développe une photosensibilisation et une dermite nécrosante.
Les animaux recevant une faible dose manifestent de maniere transitoire une dépression et une perte de poids pendant quelques semaines. Au bout de 8 semaines les symptomes ont disparu.
Tous ces chevaux ont une augmentation de la gammaGT et des acides biliaires, plus marquée pour les chevaux recevant une forte dose.
La plante fraiche a une odeur désagréable de souris mais reste tres toxique dans le foin.Il suffit de 380 g de plante sèche pendant 2 semaines pour développer les symptomes, ce qui correspond à une plante par jour représentant 2% de la consommation quotidienne en foin, ce qui facilement atteignable.
Les alcaloides sont : heliosupine, acetylheliosupine,echinatine, 7-angelydheliotridine.

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Le controle biologique:

Un coléoptère : mogulones criciger est en cours d'étude afin de limiter la prolifération de la plante.

Mogulones
Avant traitement
1 an après
2 ans après
3 ans après
En cours d'écriture...

Echium vulgare

Vipérine commune.
Présente dans toute la France.
C'est une plante bisanuelle de la famille des boraginacées qui est parfois utilisée comme ornementale dans les jardins. La propagation se fait uniquement par les graines qui peuvent etre transportées par les oiseaux ou dans la fourrure des animaux. Les graines peuvent rester en dormance pendant 6 ans. Elle est considérée comme une mauvaise herbe car elle rentre très fortement en compétition avec d'autres plantes.
La plante fraiche n'a pas bon gout est est très rarement consommée. Elle conserve sa toxicité dans le foin.

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Heliotropium

Heliotrope d'europe

Un champignon : uromyces heliotroppi permet de controler les infestations par les heliotropes.

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En cours d'écriture...

Symphytum officinale

Consoude officinale
15 mg de plante seche /kg de masse corporelle soient 6 grammes pendant 2 semaines entrainnent une issue fatale pour les chevaux(in : J Vet Diagn Invest 1996;8:81-90)

En cours d'écriture...

Lundi 28 Décembre 2009
frederic bermann
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